LE CYCLE FÉMININ DANS LA SANTÉ GLOBALE DES FEMMES

Jerilynn Prior 3Dre Jerilynn Prior, professeure émérite d’endocrinologie à l’Université British Columbia à Vancouver. Fondatrice et directrice du Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research (CeMCOR),elle également directrice du Canadian Multicentre Osteoporosis Study (CaMOS). Elle a consacré sa carrière de chercheure à l’étude du cycle menstruel et aux effets des hormones du cycle (oestrogène et progestérone) sur la santé globale de la femme. Publiées en plus de 200 articles scientifiques, et deux ouvrages,  qui lui ont valu une réputation internationale et de nombreux prix, ses recherches ont mené à d’importantes découvertes en santé des femmes.

Troubles ovulatoires inapparents : risques pour l’infertilité et l’ostéoporose – diagnostic, prévention et traitement

Les cycles menstruels réguliers, d’une durée entre 21 et 35 jours, indiquent que tout va bien! Vrai? Pas tout à fait – un cycle peut sembler en apparence bien parfait et pourtant ne pas comporter d’ovulation. C’est le trouble ovulatoire inapparent.

Les cycles menstruels se déploient en une variété innée à travers les étapes de la vie des femmes. D’ailleurs, nous savons qu’une même glande, par exemple la glande thyroïde, produit une hormone, l’hormone thyroïdienne; cependant cette logique ne s’applique pas aux ovaires. En fait, un seul et unique follicule ovarien dominant produit la majorité de l’estradiol et toute la progestérone d’un cycle donné.

La variabilité ovulatoire, et du cycle menstruel, est intrinsèquement protecteur de la santé de la femme. Ainsi, puisque les niveaux élevés de progestérone en phase postovulatoire augmentent la température basale, pour maintenir un équilibre énergétique pendant la phase lutéale, nous devons ingérer environ 300 kilocalories supplémentaires chaque jour. Face à une menace ou une agression, nous pouvons ne pas manger suffisamment pour combler nos besoins énergétiques. Non seulement d’une carence alimentaire, la menace peut provenir aussi d’abus psychologique/physique, d’exclusion sociale ou de maladie physique. Sous la menace, malgré des menstruations régulières, nos corps nous protègent en raccourcissant la durée normale (10 à 16 jours) de la phase lutéale ou en interrompant temporairement l’ovulation et le niveau élevé de progestérone. Ces changements dissimulés sont des adaptations hypothalamiques, protectrices, complètement réversibles. Mais ils ont un prix – le trouble ovulatoire inapparent affecte la fertilité, provoque une perte de substance osseuse, contribue plus tard aux fractures associées à l’ostéoporose et augmente probablement les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer du sein.

Cette présentation fera la démonstration que les troubles ovulatoires inapparents sont associés à la perte de substance osseuse, et que la progestérone est l’hormone responsable du développement osseux chez les femmes. De plus, il sera démontré que l’information et le soutien de l’environnement social peuvent prévenir et renverser les troubles ovulatoires. Finalement, le «traitement cyclique de progestérone micronisée oral» demeure un traitement efficace et sécuritaire.

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